Australie : des centaines d’élèves manifestent contre One Nation

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Australie : des centaines d’élèves manifestent contre One Nation

Le 13 août 2026, des centaines d’élèves et d’étudiants ont manifesté dans cinq grandes villes australiennes pour dénoncer les positions de Pauline Hanson et de son parti, One Nation. Ces rassemblements, coordonnés par des organisations étudiantes, marquent une mobilisation significative de jeunes souvent privés de droit de vote.

Australie : des centaines d’élèves et d’étudiants manifestent contre One Nation

Une mobilisation étudiante dans cinq grandes villes

L Coordonnés par le National Union of Students et des groupes comme les High School Anti-Capitalists, ces rassemblements dénonçaient les positions de Pauline Hanson et de One Nation. Les organisateurs ont souligné l’ampleur de cette mobilisation, réunissant des jeunes privés de droit de vote.

Les cortèges ont envahi les centres-villes en début d’après-midi. Swanston Street, perturbant la circulation et les tramways. À Sydney, la place de l’hôtel de ville a accueilli des centaines de jeunes, certains encore en uniforme scolaire. Des slogans ont rythmé les défilés, comme « racist, sexist, anti-queer » ou « Pauline Hanson, we’re coming for you ».

Des déclarations controversées comme déclencheur

Les manifestations font suite à des prises de position de Pauline Hanson jugées provocatrices. National Press Club, elle avait appelé à une Australie monoculturelle. Peu après, elle était apparue sur un podcast animé par Tommy Robinson, figure britannique d’extrême droite condamnée. Ces épisodes ont alimenté les craintes des étudiants, qui dénoncent selon la plainte des politiques racistes, sexistes et homophobes.

Pour Benjamin Moffitt, maître de conférences à l’université Monash, ces walkouts visent à interpeller les électeurs hésitants, ceux qui envisagent de voter pour One Nation. Jules Arpula, lycéenne de 17 ans, a justifié son absence en classe par l’urgence de la situation. « Il n’y a rien de plus important que de refuser cette normalisation de l’hansonisme », a-t-elle déclaré.

Un mouvement porté par une jeunesse déterminée

Les manifestants affichaient une diversité de profils : élèves du secondaire, étudiants, mais aussi des parents soutenant leurs enfants. À Melbourne, Corey Zalchendler, en terminale, a souligné l’importance de ces actions. « Puisque nous ne pouvons pas voter, nous devons nous exprimer autrement », a-t-il affirmé. Georgia Newton, 15 ans, a décrit son engagement comme un devoir face aux injustices qu’elle redoute. « Arrêtez de haïr ceux qui veulent juste être eux-mêmes », a-t-elle lancé.

Les témoignages ont mis en avant des motivations variées : rejet du capitalisme, défense des droits LGBTQ+ et lutte contre le racisme. À Perth, des élèves de plus de cent lycées ont défilé contre les politiques de One Nation. À Brisbane, Connor Knight, organisateur pour Students for Palestine et étudiant universitaire, a salué la mobilisation. « Rien n’est plus important que de résister à un retour en arrière », a-t-il estimé.

Réactions politiques et tensions sur le terrain

Les appels des responsables politiques à rester en classe n’ont pas dissuadé les manifestants. La veille, Jason Clare, ministre fédéral de l’Éducation, avait déclaré : « Si vous voulez manifester, faites-le le week-end, mais je veux vous voir à l’école pendant les heures de cours. Ces avertissements sont restés lettre morte.

One Nation a réagi avec virulence. Pauline Hanson a publié sur X que son parti se battait pour les étudiants, sans qu’ils en aient conscience. Rikkie-Lee Tyrrell, députée de One Nation au Victoria, a rejeté les accusations de racisme et accusé le Socialist Party de désinformer les enfants. « Nos membres et nos candidats sont diversifiés », a-t-elle assuré.

Les manifestations ont aussi donné lieu à des incidents. À Brisbane, un partisan de One Nation a été arrêté après avoir interpellé les manifestants. À Sydney, une femme soutenant One Nation a été escortée hors du rassemblement par la police. « Vous ne savez même pas de quoi vous parlez », lui a-t-il lancé, avant un échange verbal ponctué de sourires crispés.

Un mouvement qui divise

La légitimité de ces walkouts a suscité des débats. Pour les organisateurs, ils incarnent ce à quoi ressemble la démocratie. Les opposants, comme une passante à Brisbane, y voient une méconnaissance des réalités du capitalisme et de la démocratie. Ces tensions reflètent une polarisation croissante autour de One Nation, dont l’influence pourrait peser sur les prochaines élections, notamment au Victoria.

Les manifestations du 13 août marquent une étape dans l’engagement politique des jeunes Australiens. Sans droit de vote pour beaucoup, ils ont choisi la rue pour faire entendre leur voix. Reste à savoir si ce mouvement parviendra à influencer les choix électoraux d’une partie de la population.

Points Clés

  • Des centaines d’élèves et d’étudiants ont manifesté le 13 août 2026 dans cinq grandes villes australiennes
  • Les rassemblements visaient à dénoncer les positions de Pauline Hanson et de One Nation
  • Mobilisation coordonnée par le National Union of Students et les High School Anti-Capitalists
  • Incidents signalés à Brisbane, Sydney et Adélaïde
  • Réactions politiques divisées, avec des appels à rester en classe ignorés

Sources

  1. Guardian World - "Students shun calls to stay in school as anti-Hanson protesters gather across Australia". (secondaire)
  2. ABC Australia - "Students walk out of school around the country to protest One Nation". (secondaire)
  3. Sydney Morning Herald - "‘We don’t want Hanson here’: Kids skip school for One Nation protest". (secondaire)
  4. WAtoday Perth - "‘We don’t want Hanson here’: Kids skip school for One Nation protest". (secondaire)
  5. The Age Melbourne - "‘We don’t want Hanson here’: Kids skip school for One Nation protest". (secondaire)

Transparence: 5 sources (0 primaires, 5 secondaires). Verification: 13 août 2026.

Truthyx - 13 août 2026